Alice doit chanter une chanson devant les invités de ses parents, elle a peur, elle a honte, elle ne veut pas chanter. Sa gouvernante la réprimande, lui ordonne de se préparer immédiatement puis se retire. Alice reste seule dans sa chambre lorsque soudain un lapin blanc sort de la commode et l'entraîne dans un monde merveilleux où des personnages plus fous les uns que les autres vont l'amener petit à petit à grandir et à prendre confiance en elle.
Création collective de la Compagnie du Shaboté.
Le monde quotidien d'Alice (sa chambre) sert de tremplin au monde imaginaire qu'elle va s'inventer.
Les personnages loufoques et bizarres qui entrent dans la chambre d'Alice vont s'approprier les objets (lit, table d'écolier, chaise, placard, rosier, petit théâtre de marionnettes, baignoire, tapis…) et bousculer l'ordre des choses. Alice ne reconnaît plus sa propre chambre. Perdue, elle devra affirmer ses idées et sa personnalité face à ces personnages dérangeants pour revenir à la réalité.
La totalité de la salle de spectacle est utilisée : le Dodo et le Lori sortent d'une baignoire sur scène, le chat arrive des gradins, la reine de cœur apparaît du balcon (s'il y en a). Les personnages et Alice évoluent autant sur scène que dans le public afin d'englober le théâtre et le public dans ce monde étrange et merveilleux.
"Le conte de Lewis Carroll chahuté par une équipe délirante et inventive, navigue entre suréel et naturel (...). Si la Compagnie se permet des fantaisies, c'est pour mieux mettre en valeur l'absurde et l'humour de l'histoire d'origine. (...) Il y a une infinité de morceaux de bravoure: le thé du non-anniversaire d'Alice ; l'arrivée de la chenille géante; le numéro des oiseaux jaunes en palmes de plongée. Vraiment, c'est une merveille, cette "Alice"-là." Henriette Bichonnier, Télérama, Mai 2007
26, rue de la Gaîté 75014 Paris