Deux sources d’inspiration nourrissent Tomeo Vergés pour Anatomia Publica : les films du cinéaste Martin Arnold, spécialiste de la technique du « found footage », qui consiste à récupérer des séquences de films pour en réaliser un autre ; et son histoire de famille.
En effet, alors qu’elle n’a plus de nouvelles de son époux parti à la guerre depuis plus d’un an, sa grand-mère qui vit en Espagne, se remarie. Mais voilà que le disparu est de retour. Dilemme... Ils choisissent alors de former un ménage à trois. On imagine les difficultés que vont rencontrer ces personnages non seulement dans leur quotidien, mais aussi face à leurs voisins à une époque où cette cohabitation pouvait paraître inimaginable.
Pour exprimer les sentiments et les tensions, Tomeo Vergés invente un langage chorégraphique à partir de mouvements saccadés et d’interruptions de séquences. Les danseurs décomposent les gestes dans un flux continu de ruptures nerveuses, de mouvements discontinus. Les répétitions, les gestes impulsifs et les corps qui soudain se figent confèrent à la pièce une ambiance étrange, presque drôle, cruelle parfois. Sous l’absurde, se révèlent peu à peu l’intimité, les non-dits, la mémoire des corps.
Pièce d’horlogerie et conte hystérique, Anatomia Publica se vit comme un « vaudeville expérimental ».
2/4, rue Alexandre Bachelet 93400 Saint-Ouen
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