Mille sabords
Petit vocabulaire marin
A partir de 9 ans
Heureux qui comme Ulysse... Depuis qu’il parcourut les mers et résista aux sirènes - et depuis bien avant - innombrables sont ceux qui, assoiffés d’immensité et de mystère, voguèrent sur tous les océans du monde. Cherchant fortune, poursuivant un rêve. En quête de paradis, dont, après avoir vaincu les tempêtes, les monstres marins et autres, ils se feraient maîtres, goûteraient les délices.
Après quoi, ils racontèrent leurs aventures. Les inventèrent. Toutes plus insensées les unes que les autres. Quand fut passé le temps des baroudeurs, vint celui des parieurs, aventuriers de la science, du sport, acharnés à vivre l’impossible.
Après quoi vint Gilberte Tsaï. Elle a réuni trois comédiens : Jean-François Lapalus, Laurent Ziserman, Shi Kelong. Ensemble ils ont puisé dans le gigantesque réservoir d’ouvrages scientifiques, de dictionnaires, de légendes et d’histoires qui chantent les océans, et la fascination qu’ils exercent sur tout être humain, d’où qu’il vienne, femme ou homme.
Ils ont imaginé deux personnages : descendants directs des rois du sens commun, Bouvard et Pécuchet. Les voilà sur la grève, face à l’horizon infini, dissertant majestueusement des us et coutumes des gens de la mer. S’abreuvant l’un l’autre de vocabulaires mirifiques, de leur science en désordre à propos de la navigation à la voile, à vapeur, du sabord, du tribord et du bâbord...
Arrive celui qui les dérange. Un Chinois. Étranger à tout et en particulier à leurs préoccupations. Naturellement il bouscule leurs certitudes. Les voilà obligés de se poser des questions. Le doute s’installe, à quoi ils ne sont pas habitués. Naissent des contestations, des conflits... Qui sait si les choses n’iront pas jusqu’à la mutinerie, jusqu’à débarquer le capitaine sur une île déserte, selon la tradition des corsaires ?
Mille sabords ! Il n’y a pas d’espace pour l’ennui, seulement pour la gaîté. Tout peut arriver, y compris que l’on s’interroge sur ce que l’on perd quand on croit ferme que l’on a raison.
" Larguer les amarres "
Larguer : C’est détacher. Le capitaine donne
l’ordre de larguer les amarres et le navire s’éloigne du quai.
Les amarres : Un cordage, pour attacher un objet quelconque
sur le navire.
Largue : Allure de route d’un bateau qui reçoit le
vent d’une direction comprise entre l’arrière et le travers.
Bâbord : Côté situé à gauche de l’axe
longitudinal du navire, lorsqu’on regarde vers l’avant.
Tribord : Côté droit d’un navire, lorsqu’on
regarde vers l’avant.
Le pacha : Surnom du commandant d’un navire.
Forban : Corsaire qui, naviguant sans lettre de marque,
était assimilé à un pirate.
Pirate : Aventurier qui court les mers pour piller les
navires dont il parvient à se rendre maître.
Chavirer : Se retourner, en parlant d’un navire. Un
voilier qui chavire.
Matelot : Homme d’équipage d’un navire. Les
officiers, sous-officiers et matelots.
La mutinerie :
Mutin : Celui qui est entré en rébellion ouverte contre un pouvoir
établi. Mots de la même famille : meute, émeute, émeutier, mutinerie, se
mutiner.
Se mutiner : Refuser d’obéir au pouvoir hiérarchique, se
révolter. Les soldats se sont mutinés et se sont emparés de la ville.
La mutinerie : Les matelots refusent d’obéir au capitaine. Chez
les pirates, ils le débarquaient sur une île déserte.
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