Oui, le même sujet, mais à notre époque… L’idée de notre évolution scientifique et technique comme des changements intervenus dans les moeurs individuelles, familiales ou collectives, eût sans doute provoqué le vertige de Molière ! Cependant, les êtres humains, exposés à la maladie et à la souffrance, sont toujours animés des mêmes lubies. Entre autres, l’espoir fou d’une éternelle Jouvence.
Argan n’est plus seulement un malheureux hypocondriaque rongé de peur à l’idée de la maladie et de la mort, mais une sorte de cosmonaute, oui, un véritable aventurier de l’impossible. À chaque heure du jour, attelé au clavier de son ordinateur, dévorant les informations qui déferlent sur la toile, d’avance conquis par les rêveries transhumanistes, il anticipe l’avenir de l’espèce. La grande nouvelle : vivre 1 000 ans !
Divertir et donner à rire des délires et autres passions humaines, avec l’énergie satirique et la justesse naturelle dont Molière, encore aujourd’hui, nous est l’exemple indépassable.
D'après Le Malade imaginaire de Molière.
« Dans La Grande Nouvelle, Argan est toujours un hypocondriaque compulsif, mais accro d’internet et des nouvelles pharmacopées. Et comme il est interprété par un Patrick Paroux au mieux de sa forme, (…) la pièce dériderait un convoi funéraire. On y mélange le sérieux et le burlesque, l’interrogation métaphysique sur la mort et le vaudeville, la peur de la maladie et le gag, le rôle des labos pharmaceutiques et la satire, le mythe de la vie éternelle et la farce désopilante. (…) Un moment de bonheur servi par des acteurs qui n’ont pas besoin de consulter un spécialiste pour savoir s’ils sont en forme. » Jack Dion, Marianne
« Plutôt que d’en proposer d’énièmes relectures, Philippe Adrien et Jean-Louis Bauer osent récrire Le Malade imaginaire pour coller à notre époque et rappeler ainsi l’irrévérence du dramaturge. Sacrilège ? Non, audacieux. » Laurence Liban, L'Express
« Philippe Adrien et Jean-Louis Bauer se sont joyeusement éloignés du texte d’origine et ont introduit dans le récit de belles trouvailles très XXIe siècle : le changement de sexe, les TED talks, le séquençage génomique, le transhumanisme, les technologies NBIC, tout y est… Autant de motifs pour rire de notre époque, de nos espoirs et de nos croyances. » Enric Dausset, Théâtral magazine
« (...) Farce électriquement enjouée, acteurs intimement hilares et visiblement à la fête. Le public ne saurait bouder le plaisir d’être entraîné dans cette ronde folle d’où toute vraisemblance est bannie. Alors, quelle est la grande nouvelle ? Vivre mille ans ! ! ! On en frémit d’avance… » Annick Drogou, Spectacles sélection
Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Navette : Sortir en tête de ligne de métro, puis prendre soit la navette Cartoucherie (gratuite) garée sur la chaussée devant la station de taxis (départ toutes les quinze minutes, premier voyage 1h avant le début du spectacle) soit le bus 112, arrêt Cartoucherie.
En voiture : A partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
Parking Cartoucherie, 2ème portail sur la gauche.