« Tu ne m'auras rien promis. Et pourtant il serait si bon pour moi qui suis seule et qui pars au loin de me bercer sur ton amour avec confiance. J’ai besoin de lui : je voudrais le retrouver quand je reviendrai guérie. »
Elle espère une lettre. Elle la reçoit. Elle écrit. Commentaire ou réponse ? Elle écrit plus pour elle même que pour « lui », mais surtout, on a l’impression qu’elle écrit pour nous, sur nous. Son questionnement sur l’amour (comment, pourquoi, pour qui, à quoi bon) résonne, parce qu’il est moderne, et nous émeut d’autant plus que l’on sait que la mort, si près, attend...
D’après Laissez-moi de Marcelle Sauvageot.
« Marcelle Sauvageot n’a pas écrit pour le théâtre. Elle a écrit pour sa survie. Pour se sauver d’avoir été abandonnée, de n’être plus aimée. Je ne connais pas le théâtre. Mais je connais les sentiments qu’elle décrit. Pas de théâtre donc, mais Elsa Zylberstein seule en scène, entourée des images de son film intérieur : souvenirs, fantasmes, visions. » Laetitia Masson
Acteurs images vidéo : Chiara Mastroiani & Jonathan Zaccai
" Claudel a vu là un chef-d’œuvre de la prose féminine, et Clara Malraux le premier texte féministe. Mais Laissez-moi échappe à la littérature. Ce texte intime est avant tout une analyse de l'amour et de la souffrance, sans égale dans sa sécheresse déchirante, sa brûlante retenue." Le Point, Christophe Mercier, 5 février 2004
"On n'a pas peur des grands sujets lorsqu'on s'écrit ainsi à soi-même, sans réel souci des convenances ni des dogmes littéraires. Loin de toute préoccupation esthétisante, avide de pureté, de sincérité, Marcelle Sauvageot lance un cri grave et pur qui sonne infiniment juste. Et résonne longtemps." Le Nouvel Observateur, Olivier Le Naire, 26 Janvier 2004
37 bis, bd de la Chapelle 75010 Paris