L’Opéra du Dragon raconte un voyage initiatique, collectif et populaire, dont l’issue est pour chacun la prise de conscience de ses responsabilités civiques. Elle met en scène cette « peur » qui livre les foules – consentantes – à un pouvoir leur promettant la « Sécurité » :
« Il était une fois » une Cité, autrefois « sauvée du choléra » par le Dragon … Pleine de reconnaissance pour son ancien sauveur, elle accepte son oppression. Chaque année, une jeune vierge lui est livrée en sacrifice en échange de sa protection. Cette fois, c’est Elsa qui est désignée. Arrive alors Lancelot, qui refuse la loi communément admise et décide d’affronter le Dragon. D’abord rejeté par les citoyens qui craignent la fureur du despote, il va finalement provoquer la révolte qui grondait sourdement en eux. Le Dragon tombe sous l’épée du Chevalier …
Le Monde est renversé. Mais les anciens fonctionnaires récupèrent le flambeau du pouvoir et deviennent à leur tour les nouveaux dragons … dragons de la communication, de la démagogie et de la désinformation. Lancelot réapparaît alors une seconde fois. Fatigué d’être un héros, il fait comprendre aux hommes qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour se défier de l’oppression. Et « Que le reste soit Joie. Joie le reste. »
La question de la résistance reste ouverte … Mais quel est homme de chair se dressera pour terrasser ce nouveau Dragon - virtuel et désincarné ? L’aire du Héros Solitaire et de son glaive d’airain était celle des Dragons. Mais notre époque exige de nous que nous soyons chacun des Héros – des Lancelot – prêts à terrasser à tout instant ces Dragons modernes qui s’insinuent jusqu’en nous-mêmes…
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