La Grande Dépression

Paris 12e

du 8 mars au 6 avril 2025 1h20 sans entracte

La Grande Dépression

Quel lien entre Walt Disney, Adolf Hitler, Leni Riefenstahl ou Mickey Mouse ? Sous la plume totalement débridée de Raphaël Gautier, La Grande Dépression raconte un moment de télescopage de l’histoire qui s’opère sous le crâne d’un antihéros aux idées suicidaires.

La Grande Dépression - Photographies

  • Une satire sociale

Quel lien entre Walt Disney, Adolf Hitler, Leni Riefenstahl ou Mickey Mouse ? Le point de convergence pourrait se situer en 1933, à mi-chemin entre l’Europe et les États-Unis ou plus près de nous dans un cabinet de psy en 2023. Sous la plume totalement débridée de Raphaël Gautier, La Grande Dépression raconte un moment de télescopage de l’histoire qui s’opère sous le crâne d’un antihéros aux idées suicidaires. Les antidépresseurs ne suffisant plus, ce clown inadapté laisse son esprit divaguer très loin au pays du divertissement et de la propagande de masse, croisant sur sa route hallucinée des musicologues du IIIe Reich, Blanche-Neige et les sept nains ou encore la peluche Simba.

La metteuse en scène Aymeline Alix prend à bras-le-corps cette fantasmagorie qui se déploie comme un théâtre magique, une boîte à fictions toutes plus délirantes les unes que les autres. Si le court-circuit n’est pas loin, l’extrême lucidité non plus. Quels remèdes pour soigner le malaise qui pourrait bien être existentiel ? Quelle voie de sortie, quelle nouvelle utopie inventer ? Et s’il existait une arche de Noé pour les rêveurs ?

  • Note d'intention

J’ai entendu le texte de La Grande Dépression lors d’une séance du Bureau des lectures de la Comédie-Française en 2023. J’ai vu une salle rire aux éclats pendant 1h30. J’ai senti que cette brillante satire sociale sur la manipulation des masses correspondait en tous points à ce que j’avais envie de défendre : une écriture contemporaine questionnant le monde d’aujourd’hui sans didactisme et qui porte un regard singulier sur le rapport entre le politique, l’économique, les liens sociaux individuels ou collectifs.

Outre le défi scénique que constitue la liste des 43 personnages fictionnels ou réels que les comédien.ne.s doivent interpréter – Disney, Simba du Roi Lion, employés du parc Disneyland Paris, mais aussi Hitler, Goebbels ou Leni Riefensthal –, La Grande Dépression a rebondi en moi à un moment de ma vie où je m’interrogeais sur cette maladie qu’est la dépression et qui touche des millions de gens à travers le monde.

J’ai aimé la réflexion menée par Raphaël sur la façon dont l’Histoire façonne nos inconscients et nos névroses. Lorsqu’on parle d’un burn-out, on dit que c’est individuel, ce qui est en partie vrai, mais c’est toute l’Histoire qui fait que les affects dépressifs sont créés. Cette comédie délicieusement acide a cette force : elle encourage à créer de nouveaux récits qui influenceraient notre façon de percevoir le monde et notre vision de l’avenir.

Et si le pouvoir de la fiction était utilisé pour changer la trajectoire mortifère que prennent nos sociétés plutôt que de la nourrir ? En montant ce texte, j’ai aussi envie de mettre en avant le rôle vertueux que peut jouer la fiction en tant que vecteur d’émancipation et de m’interroger sur les frontières poreuses entre le divertissement de masse et l’émancipation par la fiction.

Le personnage que l’on suit, le dépressif, invente ce qu’il appelle un « théâtre magique », dans lequel les autres personnages agissent de façon marionnettique et caricaturale. Les acteur.ice.s passeront d’un rôle à l’autre en quelques secondes.

Le jeu ne sera pas réaliste, nous nous rapprochons de l’univers déjanté des Monthy Python et de la poésie de Buster Keaton. Le rythme sera rapide car c’est de la stichomythie que va naître l’absurdité des dialogues, lors des multiples réunions entre personnes de pouvoir qui rythment le théâtre magique. Le rire est pour moi une clé de lecture pour réaliser au plateau un spectacle qui questionne aussi la place de la satire dans nos démocraties aujourd’hui. L’humour un moyen de faire passer un message sur la liberté vitale de pouvoir ridiculiser certaines figures afin de mieux les combattre.

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Informations pratiques - Cartoucherie - Théâtre de la Tempête

Cartoucherie - Théâtre de la Tempête

Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

Accès handicapé (sous conditions) Bar Cartoucherie
  • Métro : Château de Vincennes à 1 km
  • Bus : Cartoucherie à 174 m, Plaine de la Faluère à 366 m
  • Navette : Sortir en tête de ligne de métro, puis prendre soit la navette Cartoucherie (gratuite) garée sur la chaussée devant la station de taxis (départ toutes les quinze minutes, premier voyage 1h avant le début du spectacle) soit le bus 112, arrêt Cartoucherie.

    En voiture : A partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
    Parking Cartoucherie, 2ème portail sur la gauche.

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Plan d’accès - Cartoucherie - Théâtre de la Tempête

Cartoucherie - Théâtre de la Tempête
Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

Tarifs des billets

  • Placement libre

    de 15,5 à 26,5 €

  • Tarif +60 ans (sur justificatif)

    20 €

  • Tarif -30 ans, chômeur (sur justif.)

    15,5 €

  • Tarif -18 ans ou étudiant (sur justificatif)

    11 €

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