Trois sœurs, trois destins entrelacés. Au fil du temps, les existences se précisent, les choix se figent, les rêves de la jeunesse se dissipent dans la médiocrité ambiante. Pourtant elles restent sœurs, jamais elles ne l’oublient...
Après Medea, Simon Stone revient à l’Odéon, où il est artiste associé, pour y recréer sa propre interprétation du chef-d’œuvre par lequel Tchekhov ouvre le XXe siècle. L’air de famille, chez Stone, a tout d’un air du temps. L’œuvre du Russe est ici comme une sœur aînée, celle de l’Australien est sa cadette. Il est beaucoup question d’amour chez la première, de sexe chez la seconde, et de frustration chez les deux. La maison des Prozorov envahit le plateau, qu’elle occupe de sa masse impressionnante.
Électrique, efficace, drôlement désespérée, la langue de Stone épouse les rythmes de notre modernité. Mais sous les éclairs aveuglants de l’actualité, quelque chose du monde n’a peut-être pas tant changé que cela depuis 1900. À travers la vitesse des échanges, nous entendons percer, et nous reconnaissons, la même difficulté à communiquer, la même “illusion de la connexion”. Ces êtres assis sous nos yeux “dans l’antichambre du drame”, ces frères (et sœurs) humains qui nous sont si proches, s’inventent des histoires en attendant comme autrefois que le rideau se lève sur la vraie vie.
Création française d’après la production originale du Theater Basel (créée le 10 décembre 2016 en version allemande). Distribution sous réserve.
« c’est par la cohésion et l’énergie des acteurs, leur manière archichargée d’incarner leur personnage en déshérence, que le spectacle exacerbe le sentiment du tragique moderne. Ça tient à un rien, c’est sur un fil, c’est une responsabilité chorale » Anne Diatkine, Libération, 12 novembre 2017
un peu déçu car les texte a été complètement réecri, j'aurai aimé être prévenu. La pièce est inspiré du texte mais n'est pas le texte.
Quelle déception ! Mise en scène réussie, acteurs très engagés mais texte racoleur et superficiel, sous des airs modernes. La vulgarité du langage n'a aucun intérêt. Franchement, en quoi 'putain' à chaque phrase, c'est moderne ?
Décor puissant et ingénieux et acteurs formidables. Mention à Eric Caravaca. Mais pourquoi avoir appelé ce spectacle Les 3 Soeurs? Rien de nouveau sous le soleil, un texte limite affligeant et soi disant provocateur parce que soi disant moderne. Non, je ne recommande pas ce spectacle.
Superbe réécriture très actuelle du texte d’origine, Mise en scène extraordinaire Acteurs magnifiques Que du bonheur, il faut y aller aussi avec vos ados
Pour 15 Notes
un peu déçu car les texte a été complètement réecri, j'aurai aimé être prévenu. La pièce est inspiré du texte mais n'est pas le texte.
Quelle déception ! Mise en scène réussie, acteurs très engagés mais texte racoleur et superficiel, sous des airs modernes. La vulgarité du langage n'a aucun intérêt. Franchement, en quoi 'putain' à chaque phrase, c'est moderne ?
Décor puissant et ingénieux et acteurs formidables. Mention à Eric Caravaca. Mais pourquoi avoir appelé ce spectacle Les 3 Soeurs? Rien de nouveau sous le soleil, un texte limite affligeant et soi disant provocateur parce que soi disant moderne. Non, je ne recommande pas ce spectacle.
Superbe réécriture très actuelle du texte d’origine, Mise en scène extraordinaire Acteurs magnifiques Que du bonheur, il faut y aller aussi avec vos ados
Mise en scène et interprétation exceptionnelle
genial, magnifique,fabuleux. J'ai adoré la mise en scène, l'interprétation extraordinaire. MERCI
Très belle mise en scène et excellent jeu d'acteurs. Une expérience de Théâtre marquante par sa modernité, son esthétique cinématographique et le courage de comédiens qui se donnent véritablement.
Pour avoir quand même apprecié il y a quelques années une représentation étonnante de « Un tramway nommé désir » avec des insertions de Torquato Tasso et de Coluche, j’admets que l’audace me semble permise en matière de reconstruction dramatique si on respecte le sens de l’oeuvre. Mais dans cette « modernisation » du texte de Tchekhov, le sens initial s’égare tellement rapidement que cela peut plonger facilement dans la perplexité. Au nom d’une résolue modernité, Stone extirpe le cœur russe de l’oeuvre au profit d’un lieu mal identifié, où l’on véhicule un verbiage fait d’ennoncés d’actualités qui certes parlent aux plus nombreux mais qui sonnent creux en substance car peu contributifs à l’identité des personnages, eux-mêmes errant dans cet espace largués de tout repère « historique ». Stone détricote une histoire qui avait une âme mais peine à écrire quelque chose de cohérent à la place. Olga, Mascha et Irina se perdent dès lors dans un imbroglio qui n’a pas d’autre consistance que le rapport au réel immédiat, sans aucune transcendence possible. Dans cette perspective, l’écriture du texte ne laisse plus aucune place à Tchekhov et le spectacle devrait être totalement délié de sa paternité. Il ne reste dès lors qu’une intrigue surchauffée de détails inutiles voir grotesques, matérialisée par une scénographie certes innovante mais mise souvent au service d’une esthétique du voyeurisme qui n’est pas forcément artistique. Les acteurs, pour la plupart, semblent perdus dans ce contexte et l’esmble est terriblement décevant.
Tout y est en caricatures, en grossiéreté, en populisme pour nous intéresser....Seuls les comédiens sont pas mal ainsi que la scénographie très originale. Mais QUEL ENNUI ... L'intérêt de cette pièce aurait été la banalité de certains propos en parallèle à des évènements gravissimes de la Vie & de la Mort. Mais tout sonne faux. Des propos vulgaires, faciles, des actions qui se voudraient provocatrices comme "faire ses besoins" face au public, être nu lllooonnngggttteeemppps face à la vitre face public, tenir des propos salaces explicites et inutiles pour faire CONTEMPORAIN. Aucun sentiment, aucune émotion seule la scénographie aurait pu être intéressante, mais ça tournait comme un manège à donner le tournis, c'était justement oublier complètement le lieu un théâtre à l'italienne où tous ceux situés en hauteur côté jardin ou à la droite de la scène ne voient RIEN dans l'angle mort. Soirée franchement pas terrible. Que sont venus faire dans cette galère Eric Caravaca, Céline Salette et la sublime Amira Casar.....
La pièce est d une vulgarité ! Pas de trace de Tchekhov dans cette réécriture de texte. Un vrai massacre ! Le vocabulaire trop moderne nous éloigne complètement de l oeuvre originale. Deux heures de souffrance pour les oreilles !
pour sa modernité on ne reconstitue pas l'époque mais on actualise Performance des acteurs, décor en 3 D, un très bon moment de théâtre dans une très belle salle parisienne
On se pose la question de savoir où est Tchekhov dans cette pièce de théâtre. Le texte est vulgaire et écrit dans un langage pauvre de notre temps. Les acteurs sont actifs et bons, la mise en scène originale. Dommage que ce spectacle n'est pas grand chose à voir les 3soeurs.
Pièce très rythmée, mise en scène qui permet d'être très proche des acteurs. Dialogues un peu crus par moment, Bonne performance des acteurs.
Remarquable. Une bonne mise en scène qui crée une forte proximité avec les l intimité des acteurs
une mise en scène originale mais jamais prétentieuse, très réussie, qui nous fait entrer ds une intimité forte avec les comédiens. Leur souffrance devient la nôtre à travers des scènes enlevées, rythmées. Une expérience théatrale forte. bravo et merci
Place de l'Odéon 75006 Paris