André Velter et Claude Guerre poursuivent le questionnement du siècle dernier en donnant cinq nouveaux rendez-vous au Théâtre de l’Aquarium.
Deux parcours singuliers qui, l’un dans l’ombre, l’autre dans un excès de lumière, apparaissent comme des destins foudroyés : Marina Tsvetaeva, Jim Morrison. Deux confrontations qui convoquent des êtres à vif et les jettent sur la scène du monde : pour quel théâtre ou quelle poésie à vivre ?
Brecht en face à face avec Artaud. Pasolini en regard du solaire Eugenio de Andrade. L’exploration aussi de l’un des projets les plus démesurés du siècle : L’Odyssée de Kazantzaki (33 333 vers).
Les soirées sont enregistrées par France Culture.
Née à Moscou en 1892 dans une famille de grande culture, enfant prodige, Marina Tsvetaeva commence très jeune à écrire et à publier. Prise dans la tourmente révolutionnaire après l'écrasement de l'Armée blanche dans laquelle son mari s'est engagé comme officier, elle vit un douloureux exil de dix-sept ans à Berlin, à Prague, puis à Paris.
De retour dans son pays natal en 1939, réduite à néant par la terreur stalinienne, elle se suicide deux ans plus tard dans un village de Tatarie
Il est des talents si impétueux que les événements les plus dévastateurs de l'histoire ne peuvent les étouffer. Admirée et aimée par Pasternak, Rilke et Mandelstam, Tsvetaeva fait l'objet aujourd'hui d'un véritable culte en Russie. Dans son oeuvre se mêlent à l'infini tendresse et paroxysme. Entre révolte et impossible espoir, la singularité tragique de son itinéraire, d'une indestructible intégrité, garde en effet toute sa charge libératrice.
"Jamais, comme l'affirma Joseph Brodsky, une voix plus passionnée n'a retenti dans la poésie russe du XXe siècle."
La Cartoucherie - Route du Champ de Manoeuvres 75012 Paris
En voiture : A partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
Parking Cartoucherie, 2ème portail sur la gauche.